Au Royaume-Uni, 78% des 18-24 ans sont adeptes du “zebra striping” Jesus Rodriguez / Getty Images
On a (peut-être) trouvé la solution pour déculpabiliser tous ceux qui manquaient de motivation pour se lancer dans le défi du "dry january" : tenter le "zebra striping". L'idée, ce n'est pas du tout de vous envoyer au zoo, mais de vous proposer d'intégrer tous types de boissons, alcoolisées ou non, à votre apéro. On vous explique.
C’est vrai qu’il y a de quoi culpabiliser quand on ne se sent pas la force de tenter l’expérience d’un “dry january”. Et c’est précisément ce pour quoi ce challenge d’origine britannique a été initié en 2013 : s’interroger sur son rapport à l’alcool. Des alternatives existent déjà pour participer à sa manière, telle que le “damp january” qui consiste plutôt à réduire le nombre de verres par rapport à sa consommation habituelle ; “damp” signifiant humide dans la langue de Shakespeare, on aura compris l’intention.
200% Deposit Bonus up to €3,000 180% First Deposit Bonus up to $20,000Il y a aussi le “sober curious” (curiosité sobre ou sobrement curieux en anglais), un autre mouvement, dont le projet est similaire, et prévoit d’être conscient de sa consommation et de vérifier si l’on arrive à la contrôler. La démarche s’inscrit dans le sillage du livre de Ruby Warrington intitulé “Sober Curious : The blissful sleep, greater focus, limitless presence and deep connection awaiting us all on the other side of alcohol” paru en 2018.
Depuis l’essor du “dry january”, le rayon des options liquides sans alcool n’a cessé de s’étoffer, grâce à l’affûtage toujours mieux réussi des techniques de désalcoolisation, et surtout des recettes donnant du goût aux boissons pour ne plus donner l’impression de faire des concessions.
Qu’est-ce qu’un flexibuveurs ?
Ce sont autant de choix à déguster au cours de ce mois de janvier sobre, d’autant que 75 % de Français n’ont encore jamais consommé de vin sans alcool, indiquait le récent observatoire Chavin réalisé par l’institut CSA. Pour la minorité qui a déjà sauté le pas, on leur a trouvé un nom, pour ceux en tout cas qui mixent alcool et boissons sans alcool : ce sont des flexibuveurs.
Dans cette dynamique, les clients des pubs britanniques ont trouvé une autre façon de faire pour réduire leur consommation d’alcool : adopter le “zebra striping”. Cette méthode, dont le nom évoque l’idée d’un camouflage comme celui de l’équidé, consiste à intégrer des boissons alcoolisées et sans alcool lors d’un même moment de consommation, l’afterwork par exemple.
Plus précisément, il s’agit d’alterner entre chaque. D’après le rapport du cabinet de conseil Kam commandé par la marque sans alcool Lucky Saint et relayé par Beverage Daily, 28 % des consommateurs britanniques emploient ce principe quand ils se retrouvent dans un pub. De son côté, le journal The Guardian évoque la popularité de la méthode auprès de la jeune génération âgée de 18 à 24 ans, avec plus de trois quarts d’adeptes (78 %).
En vrai, si les services marketing des marques sans alcool ont étiqueté un nom sur cette méthode, elle n’est pas complètement nouvelle dans la mesure où les nutritionnistes recommandaient déjà de boire un verre d’eau entre chaque verre de vin ou d’alcool. Avec le “zebra striping”, on est davantage dans le principe de remplacer ce verre d’eau par une alternative sans alcool donc.